Généralement, c’est sous l’arbre à palabre, qu’en Afrique, tous les problèmes ont leurs solutions.
En Afrique de l’ouest surtout, le consensus, le débat fécond ou la dialectique est symbolisé par un arbre, qu’on appelle le baobab.
Sous cet arbre, un problème est abordé sous tous ses angles. Toutes les sensibilités y sont représentées, à part les femmes et les enfants. Cela ne veut point signifier que celles-ci n’y participent point. Au contraire, car si les débats ne parviennent pas à avoir une issue, le sage les suspendent. Une fois à la maison, il les soumet à son épouse la plus sage. Le lendemain, il revient avec une bonne synthèse. Les enfants ont leur représentant. Ce dernier les transmet la décision finale à laquelle tout le monde est obligatoirement soumis.
La palabre est une haute tribune où les grands talents oratoires s’expriment avec volupté et avec des arguments solides; car le baobab (encore appelé, chez les dogons, le toguna) est une instance de décision. C’est le moment où jamais de défendre mordicus et avec art afin que l’on soit entendu.
En la matière, les griots, les sages sont maîtres.
