La palabre africaine !

Mardi 16 septembre 2008

Généralement,  c’est sous l’arbre à palabre, qu’en Afrique, tous les problèmes ont leurs solutions.

En Afrique de l’ouest surtout,  le consensus, le débat fécond ou  la dialectique est symbolisé par un arbre, qu’on appelle le baobab.

Sous cet arbre, un problème est abordé sous tous ses angles. Toutes les sensibilités y sont représentées, à part les femmes et les enfants. Cela ne veut point signifier que celles-ci n’y participent point. Au contraire, car si les débats ne parviennent pas à avoir une issue, le sage  les suspendent.  Une fois à la maison, il les soumet à son  épouse la plus sage. Le lendemain, il revient avec une bonne synthèse. Les enfants ont leur représentant. Ce dernier les transmet la décision finale à laquelle tout le monde est obligatoirement soumis.

La palabre est une haute tribune où les grands talents oratoires s’expriment avec volupté et avec des arguments solides; car le baobab (encore appelé, chez les dogons, le toguna) est une instance de décision. C’est le moment où jamais de défendre mordicus et avec art afin que l’on soit entendu.

En la matière, les griots, les sages sont maîtres.

 

Le Ramadan

Lundi 15 septembre 2008

Le  Ramadan ou mois béni de l’année est en somme une perche tendue par Le Créateur à sa créature! et est une source de délivrance!

 

Le mois de ramadan demeure une occasion solennelle pour le croyant en l’Omnipotence de Dieu pour se remettre en cause et en forme en vue de parvenir à une construction harmonieuse de soi.

Remise en cause: Durant onze mois, l’homme se livre à toutes sortes de pratiques bonnes ou mauvaises. Le mois de ramadam est le douzième mois où l’homme doit observer un moment pour évaluer ses actions. Cela lui permettra de diminuer ou d’arrêter celles  qui sont négatives et qui vont à l’encontre du bien-être des autres. Les bonnes actions, au contraire , seront accrues, densifiées au bénéfice de soi, de sa famille, de son voisinage et de tout son secteur géographique, professionnel ou culturel. En réalité, le mois béni de ramadan est une opportunité de privation, de séparation de tout ce qui est mauvais, de tout ce qui est avilissant. Aussi, seul l’on peut se permettre de boire ou de manger à sa guise. Cependant; l’on est jamais seul. L’on est toujours en présence de l’Omniprésence qui te voit sans que toi ne puisse aucunement le voir. Le mois béni de ramadan est un rappel à l’homme afin que même seul physiquement, il se doit de ne point toucher à la femme d’autrui, même non mariée. Il se doit de ne point toucher à la richesse d’autrui en sa possession qu’il peut détourner… Celui qui pendant un mois se livre à cet exercice  psychologique , moral, spirituel pourra , en principe, l’année toute entière durant se priver de toute mauvaise action; car désormais le degré de la foi permet de le sauver, de le protéger et de raffermir ses pas. Jeûner et mentir, voler et abuser et  médire ou ne pas secourir l’indigent ou l’orphelin… est comme une malédiction. Mieux vaut en ce temps ne pas jeûner et se fatiguer inutilement.

Remise en forme: Le mois où Le Prophète Mahammad s’est rendu auprès de Son Créateur et de son Intime Ami est un moment privilégié qui permet à celle ou a celui qui l’observe de recouvrir sa santé physique et morale ou de l’en augmenter. Oui! le carême soigne de multiples maladies; même des maladies incurables. Seul le carême permet de traiter ce que la médicine moderne scientifique ne pourra jamais. 

Ainsi cette remise en cause et en forme  conduisent , à n’en point douter, vers une construction harmonieuse de soi, si elle est faite conséquemment. Cette construction de soi est une étape intermédiaire importante qui permet à l’homme ou à la femme de se connaître réellement; de savoir ce qu’il veut dans un monde tourmenté d’illusions où de plus en plus le choix devient difficile entre même deux élements d’une même famille.

Le jeûne , plus qu’hier, est et sera toujours d’actualité et toujours utile pour l’homme tant sur le plan religieux, moral, sanitaire, économique…

Kassdkass@yahoo.fr

LA CHARTE DE KURUNKAN FUNGAN

Jeudi 4 septembre 2008

Remise de documents  concernant la charte du Kurunkan fungan considéré comme la première promulgation des droits de l’homme et de la démocratie.

 

En effet, le mercredi 03 septembre 2008, une cérémonie d’ouverture eut lieu au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de Dakar, en présence du premier conseiller à l’Ambassade de Suisse, des deux coorganisateurs  de la session de la formation supérieure en communication (Inter média-Afrique et le CESTI à travers leurs responsables respectifs Martin Faye et Eugénie Aw).

La formation concernait une vingtaine de responsables  de radios rurales et communautaires de l’Afrique au sud de Sahara.

L’un des objectifs de cette formation est de préparer des agents de développement en leur dotant d’outils véritables qui leurs permettront de mettre en place un système de communication entre la base et le sommet afin que le message soit bien perçu par l’auditoire qui doit se l’approprier  réellement. Bref, amener les agents communautaires et ruraux à aller à la reconquête de la parole citoyenne ; à la parole démocratique.

 

Au cours de cette cérémonie d’ouverture, Le Directeur d’Intermédia-Afrique a remis à Monsieur le Représentant de l’Ambassadeur de la Suisse et à Madame La Directrice du CESTI un ouvrage historique intitulé LA CHARTE DE KURUN KAN FUGAN. Intermédia-Afrique, grâce à  la Coopération Suisse, a beaucoup contribué à la conception et à la diffusion de l’important document de tradition orale.

En fait,  La Charte de Kurun kan fugan  est comme un pacte conclu entre l’empereur Soundiata Keïta et son peuple en 1236. Ce pacte fait état de tout ce qui peut concerner l’individu dans sa nation :   ses droits et ses devoirs. Ladite charte est étendue également à tous les domaines socio économique et culturel de la vie collective et  privée.

Kurun kan fugan est considérée à juste raison comme l’ancêtre des droits de l’homme et de la démocratie au monde. Elle doit être la CONSTITUTION des jeunes états africains pour deux raisons particulières :

-          Elle est toujours d’actualité ; car reflètant toujours nos valeurs réelles, nos vécus quotidiens ;

-          Elle est simple à interpréter et à appliquer. Donc point d’équivoque, d’ambiguïté.

La Charte de Kurun kan fugan  comprend 44 articles.

Cependant cela ne veut point dire qu’il ne faut pas la retoucher en certains de ces articles pour mieux l’adapter à notre contexte.

Kass

 

Mon blog à moi Kass!!!

Mercredi 3 septembre 2008

Voici, chers visiteurs, mon tout premier post blog !

Je l’ai créé parce qu’il constituera pour moi une sorte de tribune, un espace d’expression personnalisée. Il me permettra d’échanger des informations avec vous ; de me reprendre s’il le faut pour mieux adapter mon expression écrite qui reflète mon vécu quotidien, ma pensée, mon projet.

Je pense que le blog m’offre une opportunité que rien d’autre, pour le moment, ne me le permet : il engage, tout de suite, un dialogue, une communication entre moi et vous qui pouviez réagir  immédiatement après m’avoir lu. Cela provoque à l’évidence un feed – back ; une interrelation dynamique qui peut déboucher sur des enrichissements mutuels, des découvertes fascinantes…

 

Cher lecteur, ce présent blog sera pour moi une aubaine pour te parler de ma région, qui s’appelle Mopti.

Mopti, en effet, est le chef lieu de la cinquième région administrative du Mali. Il est situé à 675 Km de Bamako. Mopti est comme situé au coeur même du Mali. Au centre. C’est une région qui comprend huit cercles. Dans cette région composée de bambara, peulh, dogon, sonrhaï, bobo, bozo, tamasheq, arabe, soninké ou markha, haoussa, samo, mossi… les occupations essentielles des populations demeurent l’agriculture de riz et du mil, l’élevage des bovins, ovins, caprins et camelins; la pêche d’eau douce de capitaine, carpe, silure… ; l’artisanat de peau et de cuir, de bois aussi; la médecine traditionnelle… Cependant nous ne saurions clôre ce chapitre sans parler du tourisme. Certes le mali est un pays de tourisme; mais c’est surtout la région et la ville de Mopti (surnommée la venise malienne) qui lui confère surtout cette dimension: Lorsqu’un jour tu seras au Mali en tourisme, tu peux certes visiter le musée de Bamako, le tata de Sikasso, les lieux saints de Tombouctou (la ville des milles et un mystères) et surtout son célèbre centre Ahmed Baba, le tombeau des Askia à Gao… mais surtout n’oublie pas de faire un tour au plateau dogon pour voir ses grottes; celles des telems dont les habitats sont perchés entre la cime des montagnes et le bas de la falaise, au bon milieu. Environ à cinq cents mètres du sol. Pourtant ses habitants y logent sans echelle ou corde. Le pays dogon, c’est aussi ses habitats typiquement cosmonogoniques; ses greniers; son paysage… C’est aussi ses masques, ses danses millénaires… Connais-tu le sigui ?! Le sigui, en somme, est une fête qui a lieu chaque soixante ans chez les dogons. C’est l’occasion pour reconstituer comment le monde a pu être crée avec tous ses contenus: les êtres animés, les plantes, les océans, les cieux, le soleil, la lune… Pourquoi et comment on meurt; le symbole de la mort, de la vie, des valeurs humaines. Bref, on visualise magiquement le début du commencement de la vie jusqu’à son apocalypse, jusqu’à la fin de la vie en passant par ses différentes grandes phases, transitions, péripeties…Tu n’oublieras pas aussi de visiter la zone inondée qui va de Djenné jusqu’à Youwarou en passant par Mopti et Ténenkou. A Djénné, tu découvriras la plus grande mosquée du monde construite en banco à travers une architecture millénaire sans pareille. A Hamdallaye, il te sera décrit l’empire théocratique peulh de Sékou Ahmadou, un empire hautement symbolique dans le rayonnement de l’islam et de l’éducation des enfants dans la voie de Dieu. N’oublies pas ….

 

kassdkass@yahoo.fr

 

 


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